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L'abbe

La tenue de confiance de L'abbé lui avait permi de les approcher au plus près... L'odeur fétide de leur frayeur imprégnait les murs de la chambre, tandis que gisait au sol Tommy DeVito, dans cette position froide du corps inerte et désarticulée, laissant s'évaporer toute lueur de vie.. couvert de sang, ne laissant échapper son dernier souffle que dans un grognement d'agonie. Le temps sembla s'arrêter, les bruits dans la rue s'étaient éteints, ce petit monde si insignifiant qui avait basé son fonctionnement sur l'individualisme le plus parfait, le plus orgueilleux et hypocrite, venait de cesser de tourner au résonnement de la détonation, parcourant les plus petits quartiers de la ville, comme le marteau du tout puissant, s'abatant lourdement venu du ciel, frapper de sa main rédemptrice, l'âme des égarrés.

L'abbé resta dans l'ombre, droit et immobil, impassible... Il dévorait la scène de ses yeux avides d'absolution.
Il leva la tête enfin, et découvrit son visage dans le mince filet de lumière qui pénétrait la sombre pièce. Les veines sur son crâne gonflaient, la transpiration ruisselait sur son grand front, il cria :

-"Et ta lumière jallira comme l'aurore...
 Mais bien vite, tes forces reviendront...
 Tu appelleras ! et le seigneur répondra...
 Tu criras ! et il te dira...
 Me Voici..."

La lumière jallit dans la pièce, comme une fin chaleureuse, une lueur d'espoir au fond du tunnel noir, mais qui vous brûle les yeux de sa beauté que bien tristement trop peu connue.
Les chairs se mutilèrent, et le sang coula comme un ruisseau cherchant refuge au fleuve, dans une marre rouge envahissante et dévorante, coulée puante tentant désespérément de fuir ces corps déjà absents de vie. Les 5 Hommes étaient maintenant étendus aux côté de leur chef, gémissant de douleur, et enviant les moindres instants de leur vie qu'ils avaient négligés... tentant d'expier leur faute dans une dernière pensée, croyant toucher l'espoir d'un renouveau, fuyant la réalité brutale de la mort qui guettait bientôt. L'abbé fit quelques pas vers eux et s'agenouilla, il pria :

-"Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et retournez à l'Eternel, votre Dieu, car il est clément, miséricordieux, lent à la colère et abondant en grâce, enclin à revenir sur le mal."

Quand le dernier souffle se tue, l'Abbé, avait disparu...

Texte de Gab

 



Article ajouté le 2008-10-04 , consulté 45 fois

Commentaires


katja le 05/10/2008 à 09:57:52
Mais Dieu existe-t-il vraiment? Et pourquoi avoir besoin de miséricorde dans ce monde que l'inhumain détruit? Les religions nous éloignent de la réalité, de la nature et de nous même.....
Gab le 06/10/2008 à 20:42:37
Les religions sont à prendre au second degré, et pas au pied de la lettre. Sinon, on en vient à ce que l'on voit tous les jours à la téloche ou dans les journaux...
Les religions ( je veux dire par la, la bible, le coran etc... ) sont des histoires, qui mettent en scène des Hommes, dans des situations qui vont faire naitre leurs sentiments, leur passion, leurs erreurs... La religion donne un code de conduite dans la vie, elle inculque des valeurs qui sont relativement bonnes et valables encore de nos jours... La religion, c'est un peu comme de l'art abstrait, chacun à sa façon de la comprendre, d'être touché, et de l'interpréter... Le mal vient quand, une personne décide de la façon la plus juste dont elle doit être comprise et "appliquée"; ce que l'on entend dans les églises, ces hommes qui pensent avoir compris la religion mieux que les autres, et qui nous bourrent le crâne avec leur interprétation ( qui n'est pas nécessairement erronée, juste, différente de la notre )

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